Paray le Monial – Lussigny

Paray le Monial – Lussigny

12/08/17 – 57 km

Après une nuit bien calme et… sans pluie, nous nous réveillons reposés, d'attaque pour reprendre la route. Comme nous avons de nouveau dormi dans un champ, nous décidons de plier le camp et d'aller déjeuner à Diguoin qui est à 9 km de l'endroit où nous avons dormi.

Pour compléter notre petit déjeuner, nous achetons une délicieuse brioche généreusement fourrée à la praline, un délice !

Une fois nos estomacs bien remplis, nous reprenons la route. Nous nous arrêtons au pont canal, particularité de la ville.

Il s'agit d'un ouvrage qui permet au canal latéral à la Loire de franchir le fleuve et de se connecter un peu plus loin avec le canal du Centre, au port de Digoin. Il se termine par une écluse dont il est séparé par un court bassin de croisement. Seuls les bateaux ou les piétons y ont accès. Il est un des premiers grands pont-canaux de France, avec 243 m de long.

Nous croisons donc la Loire et ses bancs de sable.

Pendant une trentaine de kilomètres, nous suivons le canal de la Loire. L'itinéraire est donc plat et rectiligne mais nous roulons sous un beau soleil ! À Diou, nous quittons définitivement l'euro vélo 6 pour suivre une autre véloroute en direction de Moulins.

Nous nous arrêtons dans un parc pour pique-niquer. Comme il fait beau et pas trop froid, Vincent en profite pour piquer un petit somme.

Nous continuons notre itinéraire à sur de petites routes secondaires qui nous font passer en pleine campagne. Comme nous approchons des 50 km pédalés aujourd'hui, nous commençons à chercher un pré accessible pour nous y poser. Mais tout ce que nous trouvons ce sont des prés clos ou bien des prés qui ont un grand vis à vis. Nous continuons de pédaler désespérément à la recherche d'un petit coin de paradis quand soudain nous entendons un tracteur dans une ferme environnante. Ni une ni deux, nous entrons dans la ferme afin de demander à l'agriculteur s'il serait possible de poser notre tente dans sur un petit carré d'herbe. Celui-ci nous répond gentiment que nous ne sommes pas les premiers à demander et qu'il n'y a pas de soucis. Ouf, nous voilà sauvés pour cette fin d'après-midi !

Après nous avoir montré l'endroit où poser notre tente, Dominique nous montre où se trouvent les wc et la salle de bain que nous pouvons utiliser sans problème. Nous faisons en même temps la rencontre d'Anne sa femme et de Sophie l'une de leur fille. Nous nous posons autour d'un verre et échangeons sur notre voyage.

Anne nous explique que sur l'exploitation, son mari gère l'élevage de charolaises et elle, s'occupe d'un petit troupeau de chèvres alpines.

À 18h, nous l'accompagnons à la traite de ses chèvres. Elle nous explique qu'elle utilise le lait de ses chèvres uniquement pour faire des fromages. S'en suit une visite guidée des locaux de transformations. Nous apprécions vraiment la simplicité de ce moment de partage.

Dominique nous avait prévenu que ce soir, toute la petite famille ne serait pas là. En allant prendre notre douche, nous faisons la connaissance de leur deuxième fille, Pauline, et de la maman de Dominique.

Avant leur départ, Anne nous avait parlé d'une spécialité culinaire, les œufs aux vins. Comme nous lui avions dit que nous ne connaissions pas ce plat, elle nous en a gentiment préparés. Il s'agit d'œufs mollés avec des lardons et oignons revenus dans un roux avec du vin rouge. Ce plat d'apparence simple s'avère être une belle découverte pour nos papilles. Nous nous ré-ga-lons ! Puisque nous sommes dans le thème des spécialités culinaires, Sophie et Pauline nous citent d'autres spécialités du coin qui ont l'air toutes plus prometteuses les unes que les autres. Nous avons hâte de faire un tour au marché de Moulins demain afin de dénicher un pâté aux poires, une pompe aux grillons ou encore quelques fromages du coin !

Sur les coups de 19h15, nous laissons nos hôtes s'en aller à leur soirée. Dominique est même désolé de nous laisser seuls! Nous retournons à notre tente pour finir notre repas en compagnie des charolaises qui meuglent. Nous finissons notre soirée en admirant la belle campagne qui nous entoure.

Ce soir, nous sommes une fois de plus tombés chez des gens vraiment adorables et généreux, prêts à tout pour nous procurer plus que le confort minimum que nous demandions à la base.

Cette chaleurosité, Ces échanges contribuent à rendre notre voyage encore plus riche. Nous nous endormons donc sereinement, bercés par le bruit des vaches et des oiseaux survolant notre tente.


3 réactions au sujet de « Paray le Monial – Lussigny »

  1. Ce sont les vaches ou les oiseaux qui survolent la tente ??
    il y a encore des paysans sympas qui ont le sens de l’hospitalité… »ça fleure bon  » la France du centre tout cela.
    Bonne route jusqu’à Moulins et au delà !

  2. Aaaaah les œufs en meurette! 🙂 🙂
    A mon goût, c’est la manière la plus exquise d’accommoder les œufs!!

    Dites-moi! Il me semble que depuis quelques jours, après les nourritures spirituelles de Taizé, vos papilles et vos estomacs aspirent à des choses moins éthérées!! Y aurait-il un ras le bol des sandwiches au Speck!? lol

    Petite question: Comment vous organisez-vous pour tenir ce blog à jour avec une telle constance et une telle consistance?
    Ce qui est certain, c’est que je me régale de vos chroniques! Merci 🙂

    Bonne route et à bientôt.
    Lionel

    1. LOL pour le speck ! Disons que depuis notre retour en France, on trouve davantage de produits locaux divers, ça aide à varier les menus ! Mais c’est vrai qu’on est un peu vaccinés du speck. Pour le blog, on le tient à jour avec mon iPhone que l’on recharge grâce à nos batteries branchées sur notre dynamo et au panneau solaire gentiment prêté par Loïc et Hélène. Pour la doc, on prend les infos dans les offices de tourisme des villes que l’on visite en général. Merci pour les encouragements. À bientôt.

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